Communauté

Comme je l’ai vaguement expliqué dans un billet précédent (Pourquoi et comment utiliser l’ODP. (Partie 1)), bien que l’univers du Web soit encore assez récent, Internet s’est affranchi des contraintes de l’univers militaire il y a maintenant déjà bien des années (pour toute remarque sur ce sujet, merci de continuer à utiliser l’autre billet😉 !). L’histoire a voulu que ce ne soit pas le monde industriel, mais le monde universitaire qui continue à développer cette technologie.

Or, la différence est énorme. Dans le premier, la règle de base consiste à fermer sa technologie pour se mettre à l’abri de la concurrence, alors que dans le second, la reconnaissance ne peut venir que du partage. Alors que l’industrie dépose moult brevets pour empêcher la réutilisation de ses améliorations, l’université emploie pléthore de RFC (Request For Comments – requête pour commentaires) pour aider chacun dans ses recherches.

Chaque système a, bien sûr, ses avantages et ses inconvénients, et je ne souhaite pas lancer le débat ici. Je tiens simplement à souligner la mentalité un peu particulière des personnes qui ont mis en place cet ensemble de merveilleux outils. Je ne les qualifierai quand même pas de philanthropes, car ce n’est malheureusement pas ce qui dirige le monde, mais je pense que l’on peut trouver dans cette corporation un nombre élevé d’individus prêts à sacrifier du temps pour le simple plaisir de faire avancer la collectivité.

De nos jours, le Web s’est popularisé, ce qui est une bonne chose, mais les préoccupations premières de son nouveau public ont évoluées, elles aussi. Et il ne viendrait même pas à l’esprit de la grande majorité des nouveaux internautes qu’ils peuvent s’impliquer dans des projets communautaires. Qui plus est, l’esprit mercantile gagne de nombreux sites, ce qui amène petit à petit cet univers d’échanges et de partages, au simple rang de média intéressé.

Évidemment, l’ODP (Open Directory Project – projet de répertoire ouvert) n’a pas d’état d’âme vis à vis de ce processus, mais on peut supposer que sa communauté d’éditeurs bénévoles n’est pas représentative de l’état d’esprit ambiant. En tout cas, c’est mon opinion, et les liens que j’ai réussis à tisser avec quelques-uns uns d’entre eux vont plutôt dans ce sens. Naturellement, il m’est impossible de tirer quelques généralités que ce soit à partir d’un échantillon aussi minimaliste, mais tant que j’aurai le sentiment que la majorité d’entre nous est de bonne volonté, je ferai mon possible pour consacrer un minimum de temps à cette œuvre.

Et j’espère que nous arriverons toujours à être suffisamment nombreux pour perpétuer cet état d’esprit, sans lequel aucune communauté ne peut durer.

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